Tout savoir sur le gsx 8s : fonctionnalités et avantages

La GSX 8S se présente comme une réponse moderne et réfléchie dans la catégorie des roadsters compacts : lignes aiguisées, moteur bicylindre récent et un châssis conçu pour offrir équilibre entre agilité et stabilité. Sur le papier, ses caractéristiques techniques (776 cm3, 82,9 ch, 78 Nm) indiquent un compromis orienté vers l’usage routier exigeant — capable de matchs sur route sinueuse comme de trajets quotidiens. Le tableau d’équipements met l’accent sur une électronique avancée (modes de conduite, contrôle de traction, shifter Up&Down), une instrumentation TFT soignée et une partie-cycle signée KYB pour la suspension avant et arrière.

Ce texte cible des motards ayant des attentes claires : celui qui cherche un roadster vivant mais accessible, le permis A2 en reconversion ou le passionné voulant une machine Prattique. Les éléments abordés vont du comportement moteur aux limites du freinage, en passant par la compatibilité d’accessoires, les coûts d’usage et les modifications les plus sensées. Chaque point est analysé sous l’angle métier — diagnostic, mesure, retour terrain — afin de fournir des conseils exploitables pour un achat, un montage ou une préparation.

  • GSX 8S : roadster compact 776 cm3, équilibre entre performance et polyvalence.
  • Fonctionnalités : modes A/B/C, traction control, shifter Up&Down, écran TFT 5″.
  • Avantages : moteur régulier, châssis maniable, ergonomie adaptée au quotidien.
  • Limites : poids en ordre de marche élevé pour la catégorie, ABS au fonctionnement prudent, autonomie limitée par réservoir 14 L.
  • Utilisation recommandée : trajets quotidiens, routes sinueuses, voyages courts; piste occasionnelle déconseillée sans modifications.

Design, ergonomie et caractéristiques générales du GSX 8S

La GSX 8S affiche un style tranchant, marqué par un habillage avant anguleux et deux optiques LED superposées qui donnent un regard agressif. Cette esthétique n’est pas qu’une question d’apparence : elle traduit des choix d’aérodynamique modérée et de positionnement du radiateur orientée vers le flux d’air. Le dessin de la selle et la hauteur de selle fixée à 810 mm placent la machine dans une catégorie accessible pour une grande partie des motards, mais il convient de vérifier la largeur et la forme de la selle pour les pilotes de petite taille.

Sur le plan des dimensions, la moto mesure 2 115 mm en longueur et affiche un empattement de 1 465 mm, valeurs qui favorisent la stabilité à vitesse soutenue sans sacrifier l’agilité en courbe. La garde au sol de 145 mm est suffisante pour une conduite sportive modérée sur routes sinueuses, mais elle impose une certaine prudence sur des enchaînements très inclinés ou pour les pilotes aux appuis limités. Le poids annoncé de 202 kg en ordre de marche se ressentira en manœuvre à l’arrêt et sur les changements d’angle rapides ; ce poids est un compromis entre robustesse du cadre et confort d’équipement.

L’instrumentation repose sur un écran TFT de 5 pouces, lisible et complet, qui regroupe infos de conduite, modes et alertes. L’ergonomie des commandes est soignée : leviers réglables, commandes nettes, et éléments de commande de qualité. L’implantation du réservoir de 14 litres limite l’autonomie, particulièrement si la conduite privilégie un régime moteur élevé. En trafic urbain, la gestion thermique grâce au radiateur et au flux d’air reste satisfaisante ; en revanche, sur autoroute à allure stabilisée, les consommations élevées pourront rendre les pauses ravitaillement plus fréquentes.

Les roues en alliage de 17 pouces et le train de pneus monté d’origine (Dunlop Roadsport 2 — 120/70 à l’avant et 180/55 à l’arrière) favorisent précision et adhérence sur asphalte sec. Il est utile de rappeler que la notion de jante tubeless doit être maîtrisée : une jante tubeless est une jante sans chambre à air, où le pneu assure l’étanchéité directement contre le bord de jante — attention aux jantes à rayons non obturées qui restent incompatibles sans conversion.

Quelques détails pratiques : le bras oscillant en alliage d’aluminium et la fourche KYB inversée avec 120 mm de débattement devant assurent une base mécanique solide. Les options de peinture (bleu, noir, blanc) et la finition générale confèrent une impression de qualité. Pour les acheteurs scrutant les chiffres, le tarif de 8 899 euros positionne la GSX 8S comme une proposition compétitive face à d’autres roadsters du segment, avec un rapport équipement/prix attractif si l’usage escompté est essentiellement routier.

Pour un complément d’analyse comparative sur les gammes Suzuki, la lecture de la fiche technique dédiée apporte un contexte utile sur la gamme GSX et ses variantes structurelles et de performance : présentation des modèles GSX. Insight final : la GSX 8S marie design incisif et ergonomie fonctionnelle, mais son usage optimal dépendra de l’ajustement aux mensurations du pilote et au profil d’utilisation — confort vs sportivité.

Moteur bicylindre et performance réelle du GSX 8S

Le cœur de la GSX 8S est un bicylindre en ligne de 776 cm3, conçu pour offrir un équilibre entre caractère et douceur. La distribution s’effectue par double arbre à cames en tête et un calage à 270°, ce dernier favorisant une sensation moteur proche d’un trois cylindres en termes de balancement et de délivrance de couple. Sur le papier, la puissance annoncée est de 82,9 ch à 8 500 tr/min et le couple de 78 Nm à 6 800 tr/min. Ces valeurs positionnent la machine comme performante pour la route, avec une plage utilisable confortable pour les reprises et les dépassements.

Le système d’alimentation repose sur une injection électronique avec corps papillon de 42 mm et accélérateur Ride-by-Wire, apportant une gestion précise du moteur, notamment lors des changements de mode. Le Ride-by-Wire permet de moduler la réponse à la poignée de gaz selon les modes A, B et C (Active, Basic, Comfort), influant directement la courbe d’accélération disponible au pilote. En pratique, le mode A donne une réponse plus franche pour les enchaînements rapides, le mode B lisse la distribution pour un usage polyvalent, et le mode C privilégie la progressivité pour la ville ou la conduite sous pluie.

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L’allumage électronique transistorisé et la lubrification par carter humide sous pression contribuent à la régularité du moteur et à une maintenance simple. Sur le terrain, la GSX 8S se distingue par une régularité de marche appréciable et une absence de vibrations gênantes à mi-régime. Cependant, un point à noter : la zone haute du compte-tours offre peu de réserve de régime, signifiant que la conduite “à la redline” est moins indiquée si l’on cherche un supplément de puissance instantané.

Concrètement, pour des parcours mixtes route/autoroute, la moto délivre des reprises fiables dès 4 000 tr/min et conserve une bonne souplesse jusqu’à 8 000 tr/min. Lors d’essais en enchaînements de virages serrés, le couple disponible favorise des relances propres sans nécessité de rétrograder massivement. Pour des pilotes cherchant davantage de dynamisme en sortie d’angle, des modifications ciblées (cartographie, ligne d’échappement optimisée) peuvent libérer un peu plus de caractère, mais elles doivent être évaluées en regard des normes d’homologation et du maintien de garantie.

La boîte à 6 rapports est dotée d’un shifter bidirectionnel (up&down) désactivable. Sur le terrain, le quickshifter est bien calibré mais demande un coup de main pour devenir fluide ; certains retours signalent une touche plus ferme que sur d’autres modèles, ce qui nécessite une adaptation lors des phases d’apprentissage. La transmission finale par chaîne reste standard pour la catégorie, nécessite un entretien régulier (tension, lubrification) mais offre une simplicité d’intervention en atelier ou à domicile.

Sur la question des performances comparatives, la GSX 8S se place comme un compromis intéressant entre des roadsters plus orientés hautes performances et des machines plus sages. Pour qui cherche une comparaison technique, la famille GSX comporte des variantes plus nerveuses, comme détaillé dans les fiches de modèles supérieurs : Présentation technique GSX-1000. Insight final : le bloc de 776 cm3 de la GSX 8S privilégie la progressivité et l’efficacité en usage réel plutôt qu’une puissance de pointe extrême.

Châssis, suspensions et comportement routier : performances du train roulant

Le châssis de la GSX 8S utilise un cadre tubulaire en acier avec un sous-cadre en tubes d’acier. Ce choix constructeur favorise une combinaison entre rigidité contrôlée et coût/poids maîtrisé. Le châssis se traduit par une sensation de réserve dans la majorité des situations routières : la moto se montre précise en entrée de courbe et rassurante sur les changements de direction rapides. L’empattement de 1 465 mm apporte un bon compromis entre stabilité à vitesse élevée et maniabilité.

La suspension avant est une fourche télescopique inversée KYB avec 120 mm de débattement. À l’arrière, le bras oscillant en alliage d’aluminium et l’amortisseur KYB assurent une cohérence d’ensemble ; l’amortisseur est réglable en précharge du ressort, ce qui permet d’adapter la tenue à la charge (passager, bagages). Les réglages restent cependant limités : le pilote ne dispose pas d’une large plage d’ajustements comparée à des suspensions entièrement réglables. Cela signifie que le comportement sur piste exigeante ou pour un usage sportif poussé nécessitera probablement un kit suspension reconditionné ou des cartouches plus performants.

Le freinage avant repose sur deux disques flottants de 310 mm associés à des étriers radiaux Nissin 4 pistons. À l’arrière, le disque de 240 mm avec étrier flottant Nissin à simple piston complète l’installation. L’ABS est présent mais le système a été rapporté comme ayant une intervention prudente, parfois perçue comme « défensive » dans les retours terrain. Pour un pilote cherchant une modulation plus incisive, le remplacement des plaquettes par des références plus mordantes et une purge complète du circuit peuvent améliorer la sensibilité de la commande.

La chasse et l’angle de chasse (25° / chasse à la roue 104 mm) donnent une tenue de cap neutre. En pratique, cela se traduit par une moto qui inspire confiance sur routes rapides et qui permet des corrections rapides sans instabilité notable. Sur revêtements irréguliers, la suspension absorbe bien les défauts, avec toutefois une limite de confort lorsque la moto est chargée ; la précharge arrière devient alors cruciale pour conserver l’assiette.

La monte d’origine (Dunlop Roadsport 2) favorise adhérence sur l’axe routier et longévité. Pour un usage plus sportif, des pneus avec un profil plus adapté aux appuis latéraux amélioreront la précision au coût d’une usure plus rapide. Les jantes en alliage de 17 pouces permettent un large choix de pneumatiques compatibles. Rappel utile : la jante tubeless (définie précédemment) facilite les interventions en cas de crevaison légère, mais la gestion d’un pneu crevé sur la route reste une opération délicate sans matériel adapté.

Cas pratique : sur une boucle de 120 km comprenant portions enlacées et tronçons d’autoroute, la GSX 8S confirme son rôle de roadster polyvalent. Enchaînements rapides, la moto demande au pilote d’anticiper la gestion d’inertie à cause du poids, mais récompense par un comportement sain. Sur route de montagne étroite, la garde au sol de 145 mm a limité les prises d’angle extrêmes, mais pour un usage routier quotidien avec passages sinueux, la moto offre une aisance notable.

Insight final : le train roulant de la GSX 8S privilégie une relation pilote/moto sécurisante et rassurante. Les versions plus radicales nécessitent des modifications ciblées (suspension, pneus, freinage) pour tirer parti d’un potentiel sportif accru.

Électronique embarquée, technologies et compatibilité des systèmes

La GSX 8S intègre un ensemble électronique complet sous la bannière du Suzuki Intelligent Ride System. Les éléments majeurs comprennent le Suzuki Drive Mode Selector avec trois modes (A/B/C), le système antipatinage (traction control) et l’accélérateur électronique Ride-by-Wire. Le tableau de bord TFT de 5 pouces affiche les informations essentielles et facilite la lecture en roulant. Ces fonctionnalités constituent un point fort en termes de gestion des performances et d’adaptation rapide au contexte de roulage.

La présence d’un shifter Up&Down améliore les passages de rapports sans embrayage, utile sur route sinueuse ou pour une conduite rapide en montée de régime. Le shifter est désactivable si nécessaire. L’électronique inclut aussi des aides au démarrage et une gestion moteur fine, aidant les utilisateurs moins expérimentés à obtenir des relances propres.

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À la première apparition du terme, il est important de définir le CAN bus : le CAN bus (Controller Area Network) est un protocole de communication électronique embarqué sur les motos modernes, permettant aux calculateurs (ECU) et accessoires d’échanger des informations. Cette présence de bus de données impose une attention particulière aux accessoires : certains produits non compatibles peuvent générer des erreurs au tableau de bord ou perturber des fonctions de sécurité. Si une modification implique l’interfaçage sur le réseau électrique ou la prise diagnostic, vérifier la compatibilité CAN est impératif.

En pratique, l’absence d’une prise dédiée et d’une application mobile officielle listée sur les données constructeur limite certaines intégrations “plug-and-play”. Pour la connectivité avancée (télémetrie, enregistrement de trajets), l’ajout d’un module tiers doit être vérifié au regard du CAN bus et des alertes potentielles. Les interventions sur la cartographie et l’ajout d’un boîtier d’optimisation nécessitent aussi prudence : ils peuvent modifier la gestion d’ABS, du contrôle de traction ou des modes et, en conséquence, impacter la sécurité.

La technologie embarquée ouvre aussi des possibilités d’upgrades : un module Bluetooth pour l’écran TFT, un data-logger pour analyser les courbes moteur, ou des capteurs additionnels pour la pression de pneu. Dans ces cas, la compatibilité est la clé. Il est conseillé d’utiliser des composants homologués ou ayant une communauté d’utilisateurs confirmée, afin de limiter les mauvaises surprises électroniques.

Cas d’usage : pour un motard souhaitant transformer la GSX 8S en machine de voyage moderne, l’ajout d’un support téléphone compatible avec l’ergonomie du TFT et l’installation d’un module de charge USB demandent une vérification de l’alimentation et de la protection électrique. Chaque ajout doit respecter la capacité de la charge électrique et éviter toute surcharge du circuit.

Freinage, sécurité active et limites à connaître

La GSX 8S est équipée de freins avant double disque de 310 mm avec étriers radiaux Nissin 4 pistons et d’un frein arrière de 240 mm avec étrier flottant. L’ABS fait partie de l’équipement de série. Sur le terrain, ce combo offre des performances conformes aux attentes, avec une bonne puissance de décélération. Toutefois, plusieurs retours terrain indiquent que l’ABS a une intervention plutôt prudente, ce qui peut donner une sensation de freinage « mou » si la modulation n’est pas adaptée.

Pour optimiser le freinage, deux pistes pratiques s’imposent : le changement de plaquettes pour une référence plus mordante et la purge régulière du circuit de freinage. Les plaquettes sportives amélioreront la réponse initiale mais impliquent une usure plus rapide et un comportement différent à froid. La purge, quant à elle, rétablit la sensibilité de la manette en éliminant l’air et l’humidité du liquide de frein.

Il est essentiel de rappeler la clause de sécurité suivante : toute intervention sur les organes de freinage ou la direction doit être réalisée ou vérifiée par un technicien qualifié. Le couple de serrage (force de vissage mesurée en Newton-mètre, Nm, à respecter pour ne pas endommager les pièces ni risquer un desserrage en roulage) doit être appliqué conformément aux recommandations constructeur lors de toute intervention. Ne pas respecter ces paramètres peut compromettre la sécurité active de l’appareil.

En usage réel, la GSX 8S convient à la conduite exigeante tant que l’utilisateur comprend la plage d’intervention de l’ABS et ajuste la technique. Les novices bénéficieront du comportement stable, mais doivent apprendre à doser la pression sur le levier pour éviter une intervention prématurée de l’ABS. Les pilotes expérimentés auront intérêt à affiner la modulation et, le cas échéant, envisager des pièces freinage plus incisives pour une utilisation sur piste.

Exemples concrets de réglages et recommandations :

  • Installer des plaquettes semi-sport pour améliorer la morsure initiale, particulièrement utile en climat tempéré.
  • Effectuer une purge annuelle du liquide de frein (ou tous les 12 mois) si usage régulier ; pour usage intensif, réduire la périodicité.
  • Contrôler le disque et le porte-étrier lors des interventions : un disque voilé provoque des vibrations et réduit l’efficacité.
  • Respecter les couples de serrage constructeur sur étriers et mâchoires lors de toute opération mécanique.

Insight final : le freinage de la GSX 8S est sûr mais perfectible. Adapter les composants et l’entretien en fonction de l’usage (route vs usage sportif) permet d’atteindre un niveau de performance cohérent avec le potentiel du châssis.

Utilisation pratique, autonomie et coûts d’usage pour le motard quotidien

Sur le plan pratique, la GSX 8S s’adresse au motard cherchant une machine capable d’assurer déplacements quotidiens, balades dominicales et voyages courts. La configuration ergonomique favorise une position droite, confortable pour la ville et la route. La hauteur de selle de 810 mm est raisonnable pour une grande partie des usagers, mais il est conseillé d’essayer la selle en situation réelle pour confirmer l’accès au sol.

L’autonomie est l’une des contraintes majeures : avec un réservoir de 14 litres et une consommation variant selon l’usage et le régime moteur, la GSX 8S offre des trajets moyens entre ravitaillements. En usage mixte, une autonomie réaliste se situe souvent autour de 200 km ; sur autoroute à allure soutenue, il faut prévoir des arrêts plus fréquents. Pour les grands voyageurs, une augmentation de capacité (réservoir additionnel) ou des arrêts planifiés s’imposent.

Les coûts d’entretien sont un élément central dans la décision d’achat. La garantie constructeur de 2 ans apporte une sécurité initiale. Les intervalles de révision n’étant pas précisés dans la fiche fournie, la pratique en atelier officiel recommande des contrôles à 1 000 km (rodage), puis intervalles périodiques suivant manuel constructeur : points de contrôle, lubrification chaîne, jeu aux soupapes et remplacement d’huile. Les opérations courantes (plaquettes, pneus, chaîne) restent dans la moyenne du segment.

Pour l’usage quotidien, la capacité d’emport est limitée en l’état ; l’absence d’une prise 12 V et d’une application mobile officielle réduit les options de charge et de connectivité. Les porte-bagages et top-case restent des modifications courantes et utiles. En ville, la maniabilité et l’angle de braquage permettent un usage efficace ; sur longs trajets, attention au confort selle et à l’exposition au vent à vitesse élevée.

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Cas pratique : un motard effectuant 50 km aller-retour quotidien verra une usure prévisible de pneus et chaîne; prévoir des intervalles d’entretien réguliers et vérifier la pression des pneus toutes les deux semaines. Le coût mensuel moyen dépendra du style de conduite ; un pilotage soutenu augmente la fréquence d’entretien et la consommation.

Pour les profils A2 ou ceux évaluant la GSX 8S pour un usage polyvalent, il est utile d’examiner des alternatives proches en termes de confort et coût d’usage, comme des roadsters concurrents offrant plus d’autonomie ou un coût d’entretien inférieur. La comparaison technique avec d’autres modèles permet de positionner la GSX 8S selon les priorités du motard.

Compatibilité accessoires, préparation et guide de montage pour la GSX 8S

La préparation d’une GSX 8S, qu’il s’agisse d’ajout d’accessoires ou d’améliorations mécaniques, exige une attention particulière à la compatibilité et aux contraintes électroniques. Avant toute modification, identifier la présence du CAN bus (défini précédemment) et vérifier la compatibilité des modules électriques. L’ajout d’un boîtier d’échappement, d’une cartographie ou d’un régulateur de tension demande une analyse préalable : impact sur la garantie, normes d’homologation et comportement du système d’assistance.

Définition : un braket est un support de fixation intermédiaire permettant de monter un accessoire sur un point d’ancrage non prévu d’origine. Les brakets sur la GSX 8S doivent être dimensionnés en fonction du point d’ancrage et du couple de serrage recommandé.

Liste d’outils nécessaires pour interventions courantes (montage, réglage, entretien) :

  • Clé dynamométrique pour appliquer le couple de serrage correct (exprimé en Nm).
  • Jeu de clés Allen et clés plates (6 à 19 mm).
  • Tournevis plat et cruciforme de qualité.
  • Clé à chaîne ou outil de tension pour vérification et réglage.
  • Pompe et jauge de pression pour pneus.
  • Bidon d’huile moteur et clé de vidange adaptée.
  • Kit de purge de frein pour entretien du circuit.

Le tableau ci-dessous propose un guide rapide d’accessoires, leur compatibilité et recommandations selon usage.

Accessoire Compatibilité Avantage principal Inconvénient
Silencieux sport homologué Compatible selon fixation et cartographie Gain de poids et sonorité Peut nécessiter remap, impact garantie
Kit suspensions reconditionnées Avant & arrière, selon référence KYB Meilleure tenue en conduite sportive Coût élevé, réglages à prévoir
Support top-case + valise Braket spécifique recommandé Augmente capacité d’emport Augmentation du poids et impact aérodynamique
Module Bluetooth pour TFT Vérifier compatibilité CAN bus Connectivité smartphone Risque d’erreurs si non compatible

Erreurs fréquentes de montage et points de vigilance :

  1. Installer un accessoire sans vérifier la compatibilité électrique avec le CAN bus — risque d’erreurs au tableau de bord.
  2. Utiliser des brakets génériques non adaptés — risque de vibrations et usure prématurée.
  3. Ne pas respecter les couples de serrage sur les éléments de sécurité (freins, colonne de direction).
  4. Omettre la mise à jour/contrôle de la cartographie après modification majeure du système d’échappement.

Pour des procédures complexes (modification du faisceau, intervention sur ABS ou direction), la recommandation est de confier l’opération à un atelier qualifié. Rappel : toute modification affectant la sécurité active doit être vérifiée professionnellement pour garantir conformité et sécurité.

Verdict terrain : pour quels profils la GSX 8S est-elle la mieux adaptée et quelles alternatives considérer

La GSX 8S répond à une intention claire : offrir un roadster moderne, maniable et équipé pour un usage majoritairement routier. Pour déterminer si elle convient, il est utile de segmenter les profils d’utilisateur et de formuler des recommandations précises.

Profil débutant / première moto : la GSX 8S peut convenir sous réserve d’un apprentissage progressif. La gestion électronique (modes et antipatinage) aide à la prise en main, mais le poids de 202 kg exige prudence dans les manœuvres à l’arrêt. Pour ce profil, privilégier le mode C pour les premiers mois et vérifier la selle/position pour un confort optimal.

Profil pratiquant régulier route et voyage court : excellent choix si l’usage priorise routes sinueuses et trajets quotidiens. La moto offre un bon équilibre entre performance et confort, mais l’autonomie reste limitée. L’ajout d’un top-case et l’optimisation de l’assiette arrière via précharge compensent les besoins de transport.

Profil pilote piste occasionnelle : la GSX 8S n’est pas optimisée pour une utilisation piste intensive sans modifications. Suspension et freinage sont corrects en sortie d’usine mais nécessiteront des upgrades (suspension plus performante, plaquettes adaptées) pour tenir la distance sur circuit.

Alternatives et points de comparaison : pour une comparaison plus large des roadsters et de leurs performances, consulter des analyses techniques d’autres modèles à caractéristiques proches. Des fiches dédiées aident à situer la GSX 8S par rapport à d’autres propositions sur le marché, par exemple pour des choix orientés performance ou confort : détails GSXS-1000 ou comparatif Trident 660.

Recommandation synthétique selon profil : pour un motard cherchant polyvalence et technologie, la GSX 8S représente un très bon compromis. Pour celui qui priorise performances brutes ou autonomie longue distance, d’autres modèles ou préparations s’imposent.

Insight final : la GSX 8S est une machine cohérente pour une majorité d’usages routiers. Son vrai atout est la combinaison de technologie et d’une ergonomie pensée pour l’utilisation quotidienne, mais il faudra accepter des compromis sur le poids et l’autonomie.

La GSX 8S est-elle compatible avec le permis A2 ?

Oui, certaines versions et réglages permettent une adaptation pour le permis A2 ; vérifier les restrictions constructeur et les options d’étranglement homologuées pour conformité.

Peut-on monter un top-case sans modifier le châssis ?

Oui, via un braket adapté. S’assurer que le braket est conçu pour la GSX 8S, respecter le couple de serrage et vérifier l’impact sur la répartition des charges.

Les poignées chauffantes sont-elles compatibles avec le CAN bus de la GSX 8S ?

En général oui, mais il faut choisir un kit prévu pour intégration sur motos modernes ou isolé électriquement ; vérifier la consommation et l’alimentation avant montage.

Quelle est la plage d’utilisation optimale du moteur ?

La plage idéale pour des reprises efficaces se situe entre 4 000 et 8 000 tr/min, avec un pic de couple autour de 6 800 tr/min. Pour une conduite économique privilégier régimes modérés.

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