En bref :
- Daytona 660 : une « moto sportive » mid‑size qui privilégie l’équilibre entre performances et accessibilité.
- Moteur trois cylindres 660 cm³, environ 95 ch et 68 Nm : puissance exploitable sur route et piste amateur.
- Consommation mixte annoncée ~4,9 L/100 km, émissions CO2 112 g/km ; entretien et fiabilité en ligne avec la catégorie.
- Châssis et suspensions orientés équilibre : bonne maniabilité, partie-cycle rigide mais tolérante pour le quotidien.
- Freinage puissant avec système ABS et aides électroniques ; attention aux réglages pour usage piste.
- Design sportif, ergonomie tendue mais vivable en trajet court ou sportif ; options de couleurs et pack à 150 € pour certaines teintes.
- Positionnement prix attractif : tarif catalogue autour de 9 995 € TTC selon options.
La Daytona 660 s’affirme comme une proposition technique équilibrée dans la catégorie des sportives mid‑size. Conçue pour offrir une réponse homogène entre plaisir de conduite, efficacité sur route sinueuse et utilisabilité quotidienne, elle reprend le bloc 660 bien connu mais le cadre et l’équipement lui donnent une personnalité plus orientée sport. Ce texte examine les caractéristiques techniques, le comportement moteur, la maniabilité, le freinage, le design et la comparaison face à rivales contemporaines, en offrant des points de vigilance concrets pour chaque profil de motard. Les données chiffrées et les retours terrain servent à formuler des recommandations claires selon l’usage : trajets quotidiens, sorties sportives ou premiers tours de piste.
Fiche technique détaillée de la Daytona 660 : moteur, transmission et chiffres clés
La Daytona 660 repose sur un moteur trois cylindres de 660 cm³, délivrant environ 95 ch (70 kW) et un couple utilisable autour de 68 Nm. Cette motorisation, homologuée Euro 5, est pensée pour offrir une plage d’utilisation large : reprise en bas et capacité à tirer fort en milieu de régime, sans demander un pilotage extrême pour obtenir des performances. La boîte de vitesses reste une transmission manuelle, avec une sélection précise et souvent un quickshifter de série selon les millésimes ou options.
Au premier abord, les chiffres indiquent une sportive mid‑size : puissance fiscale 7 CV, poids contenu qui favorise la vivacité. La vitesse maximale, souvent attendue dans ce segment, se situe dans une fourchette réaliste de performances supérieures à 200 km/h pour un châssis non bridé, la valeur exacte variant selon rapport final et aérodynamique. La consommation mixte annoncée est de 4,9 L/100 km, ce qui place la Daytona dans une zone économique pour une sportive de cette cylindrée, et les émissions de CO2 sont données autour de 112 g/km.
Quelques définitions techniques nécessaires avant d’entrer plus loin dans l’analyse : couple de serrage (force de vissage mesurée en Newton‑mètre (Nm), à respecter pour ne pas endommager les pièces ni risquer un desserrage en roulage), jante tubeless (jante sans chambre à air, où le pneu est étanché directement contre le bord de jante — incompatible avec les jantes à rayons non obturées), braket (support de fixation intermédiaire permettant de monter un accessoire sur un point d’ancrage non prévu d’origine) et CAN bus (protocole de communication électronique embarqué sur les motos modernes — impose des accessoires compatibles pour éviter les erreurs au tableau de bord).
La partie-cycle mélange une géométrie typée sport et une cinématique permettant une certaine souplesse. Les dimensions des pneumatiques sont classiquement 120/70 R17 à l’avant et 180/55 R17 à l’arrière, choix qui favorise l’adhérence et la stabilité en courbe. Le poids, bien que non détaillé ici, est calibré pour préserver la maniabilité sans sacrifier la stabilité à haute vitesse.
Équipement et garanties : la garantie constructeur standard est de 2 ans. La gamme propose des options colorimétriques (Aluminium Silver & Sapphire Black, Cosmic Yellow & Sapphire Black, Sapphire Black) avec un supplément pour certaines peintures (~150 € TTC). Le tarif de base avec options peut atteindre 9 995 € TTC selon le choix des couleurs et packs.
| Élément | Donnée | Remarque |
|---|---|---|
| Moteur | 660 cm³, 95 ch | Euro 5, 7 CV |
| Consommation mixte | 4,9 L/100 km | Bonne pour la catégorie |
| Pneumatiques | 120/70 R17 – 180/55 R17 | Profil sportif |
| Garantie | 2 ans | Standard constructeur |
| Prix indicatif | 9 995 € TTC | Selon options |
La fiche technique ici décrite est volontairement axée sur les éléments actionnables pour l’achat et l’entretien. Chaque donnée doit être confrontée au manuel d’atelier du constructeur avant toute intervention mécanique impliquant des couples de serrage ou des réglages de suspension. Cette fiche donne le cadre pour comprendre l’architecture mécanique et les limites d’usage avant de pousser l’analyse vers la route et la piste.
Insight final : la Daytona 660 combine chiffres solides et équipement équilibré, fournissant une base technique claire pour choisir selon l’usage visé.
Comportement moteur et performances réelles sur la route
Le comportement du bloc 660 sur route est central pour apprécier la Daytona 660 comme une moto sportive accessible. Sur le bitume, le trois cylindres propose une montée en régime fluide, avec une plage utile entre 3 000 et 9 000 tr/min. Cette amplitude permet des relances franches sans devoir monter systématiquement dans les tours. Les reprises sont franches à mi‑régime, ce qui se traduit par une facilité à doubler sur route ouverte.
La puissance annoncée de 95 ch se traduit concrètement par une accélération vive mais contrôlable. Les changements de rapport s’effectuent sans heurt, et la boîte manuelle offre un guidage précis, pratique pour les transitions rapides en courbe. Sur une portion sinueuse, la moto se montre volontaire : la distribution de la puissance est prévisible, ce qui facilite le dosage de la gaz et réduit le besoin d’interventions électroniques pour corriger des sorties de courbe.
La vitesse maximale n’est pas le seul indicateur de performance dans l’usage quotidien. Sur route, la stabilité à 160–200 km/h reste saine grâce au châssis et à la protection aérodynamique. En revanche, la sensation de vitesse et la nervosité du train avant dépendent largement du choix des pneumatiques et de leur usure.
Les consommations réelles varient selon le style de conduite : un trajet routier à allure modérée confirmera les 4,9 L/100 km annoncés, tandis que des sorties musclées en montagne font grimper la moyenne au-dessus de 6 L/100 km. Le couple disponible facilite les relances en montagne sans nécessité de rétrograder systématiquement, avantage tangible en usage routier.
En usage urbain, la Daytona 660 reste manoeuvrable malgré une position légèrement penchée vers l’avant. La sensibilité de la commande d’embrayage et la progressivité du moteur sont des atouts pour les démarrages en côte et les manœuvres lentes. Sur autoroute, la moto tient son rythme avec une consommation maîtrisée et une finition qui limite les vibrations au guidon aux régimes de croisière.
Sur piste amateur, la moto se révèle joueuse mais demande des ajustements : une légère hausse de pression des pneus et un affinement des suspensions améliorent la précision. La présence d’un quickshifter (selon version) demeure un plus pour enchainer les rapports sans perturber le rythme. Attention toutefois au freinage répété : il convient de surveiller la montée en température des plaquettes et disques, et d’opter pour des plaquettes adaptées à un usage mixte/piste si nécessaire.
Exemples concrets : un motard qui effectue 60 % de routes sinueuses et 40 % d’autoroute profitera pleinement de la plage moteur, tandis qu’un grand voyageur privilégiera la stabilité et le confort, au prix d’un compromis sur l’agilité pure. Dans les deux cas, la Daytona délivre une sensation de puissance immédiate sans brutalité excessive.
Limites à connaître : la gestion thermique en sessions prolongées à rythme soutenu mérite attention ; la capacité de refroidissement doit être surveillée et l’entretien du circuit de refroidissement respecté. Enfin, pour obtenir des performances maximales sur piste, une préparation dédiée (pneus, plaquettes, réglages suspension) est recommandée.
Insight final : la Daytona 660 offre des performances routières équilibrées, où la puissance est exploitable et la consommation reste raisonnable, à condition d’adapter pneumatiques et réglages selon l’usage.
Châssis, suspension et maniabilité : quel équilibre pour la sportive mid‑size
La partie-cycle de la Daytona 660 se construit autour d’un châssis visant à conjuguer rigidité directionnelle et tolérance en usage quotidien. Le réglage de suspension, souvent confié à des éléments Showa ou équivalents selon millésime, propose des possibilités d’ajustement : précharge, détente et parfois compression, permettant d’adapter la moto au pilote et au terrain.
Sur route sinueuse, la géométrie et le poids favorisent une entrée en courbe précise et une bonne tenue dans les changements d’angle rapides. La combinaison de jantes en 17 pouces et d’un pneu arrière en 180/55 R17 offre une empreinte au sol suffisante pour transmettre traction et freinage sans compromettre l’agilité. Le rayon de braquage reste performant pour une sportive de ce segment, facilitant les manœuvres et les parcours urbains serrés.
La maniabilité ne découle pas seulement des éléments rigides : la répartition des masses, la hauteur de selle et la position des commandes influent fortement. La Daytona présente une ergonomie légèrement penchée vers l’avant, mais la hauteur de selle et l’espace pour le pilote autorisent un compromis convenable entre confort et efficacité dynamique. Pour un pilote de taille moyenne, la position reste vivable sur des sorties de quelques heures; pour des trajets très longs, une révision de la selle ou une réhausse de guidon peut être envisagée.
En conditions sportives, la moto répond bien aux ajustements fins. Réduire la précharge à l’arrière améliore l’adhérence en sortie de virage, tandis qu’une augmentation de compression à l’avant limite l’affaissement en freinage. Ces réglages sont actionnables sans reconstruction majeure, mais nécessitent d’observer le comportement en conditions réelles pour affiner les paramètres. Un réglage inadapté peut provoquer de la sous‑virage ou des oscillations au freinage, d’où l’importance de procéder par étapes.
La solidité du train avant et la qualité des amortisseurs influencent également la confiance du pilote. Sur revêtements en mauvais état, la Daytona filtre les aspérités sans transmettre une nervosité excessive, ce qui est un plus pour un usage mixte route quotidienne et sortie sportive. Le cadre, quant à lui, associe rigidité et une légère flexibilité contrôlée, permettant de garder du feeling sans impression de raideur extrême.
Le choix des pneumatiques conditionne en grande partie le comportement : un pneu orienté sport offre une accroche supérieure mais peut s’user plus vite ; un pneu touring privilégiera la durée de vie et la stabilité en ligne. Pour un usage mixte, un compromis de gomme medium est recommandé. La pression doit être ajustée selon la charge et le type d’itinéraire pour préserver la précision de la direction et l’adhérence sur l’angle.
Cas pratique : sur une sortie en montagne, abaisser légèrement la pression recommandée à l’avant améliore l’empreinte et la tenue en entrée de courbe, tandis qu’un pilote orienté piste préférera des pressions et réglages plus rigoureux, souvent dans un manuel de préparation ou sous le conseil d’un préparateur.
Limites et recommandations : la Daytona 660 n’est pas une carénée intégrale dédiée uniquement à la piste. Son point fort reste la polyvalence. Ceux qui cherchent une rigueur extrême en piste devront anticiper une préparation suspensions et freinage plus poussée. Pour le quotidien, la moto reste maniable et rassurante.
Insight final : le châssis et les suspensions placent la Daytona 660 dans une catégorie équilibrée, offrant maniabilité et stabilité, à condition d’ajuster les réglages selon l’usage ciblé.
Freinage, sécurité et aides électroniques : efficacité en conditions réelles
Le freinage constitue un élément déterminant sur une moto sportive. La Daytona 660 offre un système de freinage performant, généralement composé de disques avant à double configuration et d’un disque arrière unique, associés à un système ABS moderne. L’ABS intervient pour stabiliser la décélération et éviter le blocage des roues sur revêtement glissant, mais son paramétrage est crucial selon l’usage.
Pour les sessions routières, l’ABS calibré pour l’adhérence est un avantage indéniable : il évite les blocages intempestifs sur freinages d’urgence et maintient la trajectoire. En revanche, pour une utilisation piste occasionnelle, il peut être souhaitable d’ajuster ou de déconnecter certains paramètres (si possible et légalement autorisé) afin de laisser plus de marge au freinage couplé au feeling du pilote. Cette manipulation doit se faire avec prudence et, idéalement, sous contrôle en piste.
Le choix des plaquettes a un impact direct : des plaquettes organiques assurent un mordant progressif et un meilleur freinage en usage quotidien, tandis que des plaquettes frittées dépassent en performances lors d’usages répétés et intensifs, mais peuvent devenir agressives à froid. Sur la Daytona, l’équilibre constructeur privilégie une plaquette polyvalente. Le remplacement par une référence plus orientée piste doit s’accompagner d’une surveillance accrue de la température et de l’usure des disques.
La moto intègre des aides électroniques qui dialoguent via le CAN bus (protocole de communication embarqué). Cela permet des intégrations comme le contrôle de traction ou la gestion de l’ABS couplée à la lecture d’angle. Attention : monter des accessoires connectés ou des modules non compatibles peut générer des erreurs au tableau de bord. Toujours vérifier la compatibilité CAN bus lors du choix d’un accessoire.
En contexte réel, le freinage sur chaussée humide demande une adaptation du freinage progressif et du regard. La structure du frein avant exclut la panique : la réponse est linéaire, mais le pilote doit doser l’effort pour éviter la perte d’adhérence. Sur revêtements dégradés, l’ABS peut intervenir plus tôt, ce qui change la sensation de freinage ; c’est un facteur à intégrer dans l’apprentissage de la machine.
Exemples et cas pratiques : lors d’un freinage d’urgence à 120 km/h sur une route de montagne, la moto reste stable si le pilote anticipe et répartit la force entre l’avant et l’arrière. Pour un usage piste, remplacer les disques et plaquettes par des composants adaptés réduit le fading (perte d’efficacité due à la chaleur) et stabilise les performances.
Points de vigilance : vérifier le couple de serrage des étriers et brides après montage (consulter le manuel pour les Nm précis), contrôler l’état des conduites de frein (préconiser des durites aviation pour usage intensif), et surveiller la profondeur de la garde d’embrayage qui influe indirectement sur les manoeuvres au freinage.
Insight final : le freinage et les aides électroniques de la Daytona 660 offrent une base sûre pour le quotidien et le sport amateur, mais l’optimisation pour la piste passe par des composants et réglages spécifiques.
Design, ergonomie et habitabilité : esthétique et confort pour l’usage
Le design de la Daytona 660 joue un rôle double : attirer par des lignes sportives et offrir une ergonomie fonctionnelle. Les carénages sont dessinés pour une allure acérée, avec une face avant tendue et des inserts qui favorisent l’écoulement de l’air. Les choix de couleurs et finitions (parmi lesquels Sapphire Black, Aluminium Silver & Sapphire Black, Cosmic Yellow & Sapphire Black) participent à la personnalisation, certaines teintes étant disponibles moyennant supplément.
L’ergonomie se trouve à l’équilibre entre sportivité et confort : la selle est relativement ferme pour offrir un bon maintien en virage, mais la position du pilote reste vivable pour des trajets de plusieurs heures en usage mixte. L’habitabilité n’est pas celle d’un roadster GT, mais la moto permet d’emporter l’essentiel pour un week‑end grâce à des points d’ancrage pour bagagerie et la disponibilité de brakets pour monter des solutions complémentaires.
La protection au vent est correcte pour la catégorie ; la bulle dévie l’air sans pour autant transformer la Daytona en GT. Côté instrumentation, un tableau numérique moderne affiche les informations essentielles : rapport engagé, consommation instantanée, modes moteur et niveaux d’assistance. Ces éléments facilitent la lecture en roulant et la prise de décision rapide.
Pour l’habitabilité passager, la Daytona propose un espace acceptable mais limité : la position reste typée sportive et conviendra mieux pour de courts trajets. Les poignées passager sont présentes, mais la selle du passager peut se révéler moins confortable en files longues. Pour les voyageurs réguliers, une selle confort ou un kit de bagagerie spécifique est conseillé.
En atelier, l’accès aux points d’entretien courants est pensé pour la maintenance rapide : filtres, bougies et niveau de liquide sont accessibles avec un minimum de démontage. Cela permet de réaliser des opérations d’entretien courant sans devoir recourir systématiquement à la concession, à condition de respecter les couples de serrage et procédures constructeur.
Exemples concrets : un pilote urbain appréciera la vivacité et le look, tandis qu’un grand voyageur optera pour des modifications ergonomiques (selle confort, rehausse guidon, bulle haute). Le design moderne mixe fonctionnalité et caractère, répondant aux attentes d’un public souhaitant une moto au look sportif sans sacrifier l’utile.
Insight final : le design et l’ergonomie de la Daytona trouvent le juste milieu entre esthétique sportive et ergonomie praticable, adaptés à un usage polyvalent.
Montage, entretien et points de vigilance technique pour atelier amateur
Le montage d’accessoires et l’entretien courant de la Daytona 660 se réalisent sans complexité excessive, mais demandent rigueur et outils adaptés. Avant toute intervention, rappeler la définition : couple de serrage (force de vissage mesurée en Newton‑mètre (Nm)). Respecter ces valeurs empêche d’endommager les filetages et garantit la sécurité en roulage.
Outils et consommables recommandés (liste pratique) :
- Jeu de clés dynamométriques (couples de serrage variables jusqu’à 140 Nm)
- Clés Allen et torx de qualité
- Douilles et cliquet, rallonges
- Graisse pour câble et montage, frein filet faible pour certains boulons
- Tournevis isolés, extracteur de filtre
- Manomètre pour pneus et pompe haute pression
- Fiches techniques constructeur et manuel d’atelier
Erreurs fréquentes et conséquences :
- Couple de serrage incorrect sur étriers ou étrier de roue → risque de desserrage en roulage ou de déformation ; toujours contrôler avec clé dynamométrique.
- Montage d’un accessoire non compatible CAN bus → erreurs électriques et mauvais affichage au tableau ; vérifier compatibilité.
- Utilisation de jantes à rayons non tubeless avec pneus tubeless → fuite d’air et risque d’accident ; respecter la définition de jante tubeless.
- Mauvais alignement de la chaîne ou tension erronée → usure prématurée et perte d’efficacité de transmission.
Entretien périodique : vidange moteur selon préconisations constructeur, inspection des plaquettes et disques de frein, contrôle du jeu aux soupapes si seuil atteint, et remplacement des fluides de frein tous les deux ans pour usage intensif. Les intervalles peuvent varier selon le type d’usage : usage urbain intensif nécessite des contrôles plus rapprochés que l’usage routier occasionnel.
Montage d’accessoires : pour fixer une sacoche ou un support, l’emploi d’un braket adapté évite de solliciter des points d’ancrage non prévus. Sur l’électronique, privilégier des modules compatibles CAN bus pour ne pas perturber les diagnostics embarqués. En cas de doute, recourir à la concession pour une intégration propre.
Cas pratique : remplacement d’un silencieux par un modèle après‑marché. Vérifier la compatibilité avec la cartographie moteur et, si nécessaire, prévoir une reprogrammation pour éviter des ratés ou une consommation accrue. Contrôler les couples de serrage du collecteur et de la bride d’échappement pour éviter les fuites d’échappement ou détériorations.
Points de sécurité à vérifier avant remise en route :
- Contrôle du serrage des éléments de direction et de suspension.
- Vérification de la tension et lubrification de chaîne.
- Contrôle des niveaux (huile, liquide de frein, liquide de refroidissement).
- Test de fonctionnement des feux et clignotants.
- Inspection visuelle des pneus et pression correcte.
Insight final : l’entretien et le montage sur la Daytona 660 restent accessibles à un mécano amateur équipé, à condition de respecter les couples, la compatibilité CAN bus et les préconisations de sécurité.
Comparaison et positionnement : Daytona 660 face à ses concurrentes mid‑size
Le segment des sportives mid‑size compte plusieurs propositions : la Daytona 660, des machines de marques japonaises et européennes, chacune avec un parti pris spécifique. Pour situer la Daytona, il faut comparer la relation puissance/poids, la qualité de partie‑cycle, l’équipement électronique et le tarif.
Face à la Yamaha R9 (consulter Yamaha R9 caractéristiques), la Daytona se distingue par son trois cylindres au caractère plus souple et sa finition typée route/piste. La R9 vise souvent la radicalité et un caractère plus anguleux, tandis que la Daytona privilégie un équilibre entre daily usability et sportivité. En termes de performances pures, les écarts sont faibles ; les différences se jouent sur la sensation moteur, le châssis et le choix d’équipements.
Tableau comparatif synthétique :
| Modèle | Puissance | Usage recommandé | Avantage principal | Inconvénient principal |
|---|---|---|---|---|
| Daytona 660 | 95 ch | Route sportive / sorties piste amateur | Équilibre maniabilité/puissance | Demande préparation pour piste intensive |
| Yamaha R9 | ~100 ch | Sportive pure / pilote exigeant | Châssis incisif | Confort réduit sur longs trajets |
| Concurrent C | 90–100 ch | Usage mixte / daily | Polyvalence | Moins de caractère moteur |
Le choix dépendra du profil : pour un motard cherchant une sportive exploitable au quotidien, la Daytona 660 reprend une place de choix. Pour un pilote cherchant une radicalité piste, d’autres modèles plus axés compétition offriront une meilleure base sans préparation. La comparaison doit intégrer le coût total d’usage : modification suspensions, plaquettes, pneus, ainsi que les frais d’assurance et entretien.
Analyse prix/équipement : la Daytona positionne son tarif autour de 9 995 € TTC selon options. Ce positionnement est attractif face à des modèles concurrents souvent plus coûteux pour un équipement équivalent. Le différentiel de prix peut être investi en options utiles (selle confort, kit de freinage amélioré) pour adapter la moto selon l’usage réel.
Insight final : la Daytona 660 tient son rang par sa polyvalence et son rapport équipement/prix ; la comparaison avec rivales comme la Yamaha R9 met en lumière des choix de châssis et de caractère moteur qui orienteront le choix selon l’envie de radicalité ou la recherche d’un compromis.
Pour quel profil et quel usage la Daytona 660 est‑elle recommandée ?
La Daytona 660 s’adresse principalement à trois profils distincts, en offrant des atouts clairs pour chacun. Premièrement, le motard intermédiaire qui recherche une moto sportive exploitable au quotidien : la plage moteur et la maniabilité en font une monture rassurante et dynamique pour les trajets journaliers et les sorties le week‑end.
Deuxièmement, le pratiquant régulier qui enchaîne routes sinueuses et petites incursions en piste. Pour ce profil, la Daytona demande peu d’investissements immédiats : un set de gommes adapté, des plaquettes plus performantes et un réglage suspensions suffisent pour améliorer sensiblement les performances. Troisièmement, le pilote orienté piste devra envisager une préparation approfondie (amortisseurs, freinage renforcé, cartographie), car la base constructeur vise l’équilibre plus que l’ultra‑spécialisation.
Recommandations par usage :
- Usage quotidien / ville : choisir des pneus à gomme medium, privilégier une selle confort si trajets >1h, vérifier visibilité et accessoires pratiques (sacoches, prises USB).
- Route sinueuse / sport : opter pour un réglage suspensions ferme, plaquettes sport, pneus sport‑touring performants.
- Piste occasionnelle : remplacer plaquettes par modèle fritté, surveiller le refroidissement, envisager durites aviation et liquide haute température.
Budget à prévoir : au-delà du prix d’achat, prévoir un budget annuel pour l’entretien, le remplacement pneus et plaquettes, et les options utiles selon l’usage. Pour un motard parcourant 10 000 km/an avec un usage mixte, les coûts d’entretien restent raisonnables mais varient avec la conduite.
Accessoires à prioriser selon profil : pour le voyageur — prise 12V/USB et top case ; pour le sportif — quickshifter si absent, durites aviation et plaquettes sport ; pour l’urbain — protège‑mains et antivol certifié.
Insight final : la Daytona 660 convient particulièrement aux motards recherchant un compromis entre performance et usage quotidien ; elle peut évoluer techniquement sans changements structurels majeurs pour répondre à des besoins plus spécifiques.
La Daytona 660 est‑elle compatible avec les accessoires CAN bus ?
Oui, mais il faut vérifier la compatibilité des modules. Les éléments non compatibles peuvent générer des erreurs au tableau de bord ; privilégier des accessoires listés compatibles ou passer par la concession pour l’intégration.
Quel pneu choisir pour un usage mixte route et sortie piste ?
Un pneu sport‑touring à gomme medium offre un bon compromis. Pour la piste régulière, basculer vers un pneu sport plus tendre et surveiller les pressions selon la charge.
Peut‑on monter soi‑même un silencieux après‑marché ?
Oui si l’outillage est adapté, mais vérifier la compatibilité avec la cartographie moteur. Respecter le couple de serrage des brides et contrôler les émissions sonores et homologation locale.
Quelle consommation attendre en usage mixte réel ?
La consommation mixte réelle se situe souvent entre 5 et 6 L/100 km selon style ; la valeur constructeur de 4,9 L/100 km est atteignable en conduite économisée.



