Tout savoir sur la cfmoto v4 sr-rr : caractéristiques et performances

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La CFMOTO V4 SR-RR incarne la tentative la plus ambitieuse d’un constructeur chinois pour pénétrer le segment hypersport. Présentée comme prototype sur les salons et aperçue en 2026 lors d’apparitions publiques, cette sportive de 997 cm³ affirme une combinaison rare : un moteur V4 contrarotatif délivrant plus de 210 chevaux, un châssis monocoque en aluminium, des ailerons aérodynamiques actifs et un équipement racing (Brembo, Akrapovič, suspensions semi-actives). Les chiffres annoncés — vitesse de pointe > 300 km/h, poids en ordre de marche < 200 kg et un rapport poids/puissance < 1 kg/ch — placent la SR-RR dans la zone d’attaque directe des R1, ZX-10R et autres références japonaises et italiennes.

Le dossier technique et les éléments visibles sur le prototype montrent une volonté claire : proposer une moto à vocation circuit tout en restant potentiellement accessible financièrement. Les innovations telles que des winglets actifs et un positionnement du réservoir sous la selle annoncent une approche centrée sur l’efficacité aérodynamique et la centralisation des masses. Reste à confirmer la déclinaison série, le contenu électronique final et, surtout, le prix. Si le tarif s’avérait agressif, l’impact sur le marché hypersport serait considérable.

Ce texte propose une lecture pratique et technique de la CFMOTO V4 SR-RR, orientée usages — route sinueuse, trajet quotidien, grand voyage, et surtout piste — et destinée aux motards cherchant à comprendre quels seront les points forts et les limites de cette sportive annoncée par CFMOTO.

En bref :

  • Moteur : V4 contrarotatif 997 cm³, >210 ch, vilbrequin contrarotatif.
  • Châssis : cadre coque en aluminium, réservoir sous la selle, réglages de colonne et du bras oscillant.
  • Aérodynamique : ailerons actifs ajustables en temps réel pour appui ou traînée réduite.
  • Équipement racing : Brembo GP4-MS, échappement Akrapovič titane Euro 5+, jantes forgées.
  • Performances attendues : >300 km/h, poids < 200 kg, ratio < 1 kg/ch.
  • Usage conseillé : pilote exigeant, sorties piste régulières, usage route sportif occasionnel.
  • Point d’attention : homologation, disponibilité des pièces, tarification et niveau final de l’électronique.

Design et aérodynamique : les ailerons actifs au centre du concept

Le design de la CFMOTO V4 SR-RR ne se contente pas d’un simple habillage : il traduit une stratégie technique. La silhouette est volontairement agressive, avec des lignes tendues et des éléments en carbone qui visent autant à séduire qu’à optimiser les flux d’air. L’un des éléments distinctifs est l’intégration d’ailerons aérodynamiques actifs capables de pivoter pour modifier la force de déportance selon la vitesse et le style de pilotage. Contrairement aux winglets fixes, ces surfaces mobiles permettent d’ajuster en temps réel l’équilibre entre appui et traînée, contribuant à la stabilité en freinage et à la vitesse de pointe en ligne droite.

Sur piste, le gain d’appui non linéaire peut améliorer l’entrée en courbe et la tenue au freinage, limitant le transfert de masse et réduisant le risque de cabrage à forte décélération. Sur route, la possibilité de minimiser la traînée peut favoriser la consommation et la stabilité à haute vitesse. Toutefois, les systèmes actifs introduisent des contraintes : mécaniques, électroniques et, surtout, une dépendance à la fiabilité logicielle. La gestion des ailerons nécessite donc une redondance et une validation poussée en conditions réelles, particulièrement pour éviter des comportements imprévus lors d’un changement d’angle brutal ou d’une sollicitation thermique élevée.

Esthétiquement, les ailerons donnent une identité forte à la SR-RR. Ils s’inscrivent dans une logique marketing mais avec un objectif technique clair : concurrencer les solutions italiennes et allemandes sur le terrain de l’aérodynamique. Les designers ont aussi déplacé une partie du réservoir sous la selle afin d’abaisser le centre de gravité, favorisant l’agilité. Ce choix impacte le volume utile et la gestion thermique, éléments à contrôler lors d’une utilisation prolongée ou en conditions estivales.

Sur des trajectoires rapides, l’apport d’ailerons actifs se mesurera en virgules de chrono et en constance de comportement, notamment lors d’enchaînements de courbes rapides. En pratique, l’implémentation sera aussi décisive : capteurs, actuateurs, calibrage des cartes et modes de pilotage doivent être paramétrés finement.

Exemple concret : lors d’une longue session circuit, un pilote peut choisir un mode « racing » qui augmente l’appui des winglets en entrée de courbe pour sécuriser la plongée vers le point de corde, puis réduire la traînée sur la courte portion suivante pour maximiser la vitesse de sortie. Ce scénario illustre la valeur ajoutée opérationnelle des surfaces actives quand l’électronique sait les orchestrer sans latence perceptible.

Limites et points de vigilance : la criticité principale sera la durabilité des mécanismes (exposition aux projections, chaleur du moteur), la protection contre les pannes et l’impact sur la maintenance. Pour un motard qui cherche la simplicité d’usage et l’entretien limité, un tel système peut représenter une contrainte supplémentaire.

Insight : l’aérodynamique active de la SR-RR est une promesse de gain réel en performance, mais son efficacité dépendra autant du calibrage logiciel que de la robustesse mécanique — un facteur décisif pour l’usage circuit intensif.

Moteur V4 contrarotatif 997 cm³ : architecture, puissance et implications techniques

Le cœur mécanique de la CFMOTO V4 SR-RR est un moteur V4 ouvert à 90°, d’une cylindrée de 997 cm³, avec un vilebrequin contrarotatif. Le vilebrequin contrarotatif est une configuration où la rotation du moteur s’oppose à la rotation des roues, réduisant ainsi l’effet gyroscopique et facilitant les changements d’angle. Ce choix technique est devenu la référence sur les hypersportives haut de gamme car il améliore la maniabilité en entrée de courbe et la rapidité d’orientation.

Les performances annoncées dépassent les 210 chevaux en sortie de ligne pour le prototype, avec des chiffres proches de 212 ch souvent évoqués dans les comptes-rendus de présentation. Le couple annoncé, lorsqu’il est mentionné, se situe autour de niveaux permettant une poussée franche dans les bas et moyens régimes, utile tant sur piste que sur la route. L’architecture V4 permet un bon compromis entre la bande de puissance large et la linéarité souhaitée pour l’usage routier.

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Définition technique : couple de serrage — force de vissage mesurée en Newton-mètre (Nm), à respecter pour ne pas endommager les pièces ni risquer un desserrage en roulage. Cette valeur doit être respectée lors des interventions sur le moteur et la transmission primaire afin d’assurer la fiabilité.

L’emploi d’un échappement Akrapovič en titane sur le prototype indique une volonté d’optimiser la dépense de masse et la sonorité, tout en respectant une norme Euro 5+ sur les rejets. L’Akrapovič est aussi un choix technique pour conserver des gaz d’échappement favorables au rendement du moteur et à la gestion thermique. En revanche, la version de série verra probablement des solutions plus standardisées pour des raisons de coût et d’homologation.

Aspects pratiques : un moteur de cette classe impose un entretien exigeant — jeux de soupapes, réglages d’injection, contrôle du réseau de refroidissement et gestion du jeu thermique. Le châssis monocoque et l’intégration du moteur en tant qu’élément porteur exigent aussi un protocole d’intervention précis ; tout travail sur le moteur peut nécessiter des démontages structuraux. Les procédures d’atelier et les couples de serrage sur les fixations principales seront des données à respecter scrupuleusement.

Cas d’usage : pour un pilote piste, la puissance disponible se traduit par des relais rapides entre les portions lentes et rapides. L’existence d’un shifter (passage de rapport sans embrayage) et d’une gestion de frein moteur est presque obligatoire pour tirer parti du V4 sur circuit. Pour un motard routier, la linéarité et le couple à mi-régime détermineront l’agrément quotidien — sur ce point, un V4 bien calibré peut offrir une expérience plus civilisée qu’un quatre-cylindres en ligne purement orienté pointe.

Limites : la consommation peut être élevée en usage sportif, et la sensibilité thermique impose un bon dimensionnement du radiateur. De plus, les V4 demandent des solutions d’étanchéité et de longévité de haut niveau pour maintenir des plages de performance constantes sur des milliers de kilomètres.

Insight : le V4 contrarotatif de la SR-RR promet un comportement dynamique au niveau des meilleures sportives, mais son exploitation optimale requiert une électronique et une maintenance à la hauteur de ses ambitions.

Châssis, suspensions et freinage : composants racing et réglages pour la piste

Le châssis de la CFMOTO V4 SR-RR repose sur un cadre coque en aluminium qui utilise le moteur comme élément porteur. Ce principe, popularisé par certaines italiennes, favorise la rigidité torsionnelle et la précision de comportement. Le positionnement du réservoir sous la selle participe à la centralisation des masses, améliorant l’agilité et la neutralité en phase de changement d’angle.

Les suspensions du prototype sont décrites comme étant semi-actives, ce qui signifie la possibilité d’adapter la raideur et l’amortissement en temps réel selon le mode de conduite. Les systèmes semi-actifs combinent capteurs, calculateurs et composants électro-hydrauliques pour ajuster la réponse sans intervention manuelle complète. Concrètement, cela permet d’avoir un amortissement plus ferme en mode circuit et plus confortable en mode route, avec un compromis de poids et de complexité à accepter.

Le freinage repose sur des éléments de très haut niveau : Brembo GP4-MS et maitre-cylindre racing, conçus pour supporter des sollicitations intenses en usage circuit. Les étriers monobloc apportent une consistance de feeling et une dissipation thermique supérieure. À l’atelier, il faudra respecter les couples de serrage prescrits pour les fixations de rigidité et le montage des disques pour éviter les fadings ou déformations prématurées.

Les jantes forgées annoncées sont un gage de réduction d’inertie non suspendue, utile pour la vivacité d’entrée en courbe et la capacité d’accélération. Un ensemble roues/pneus bien choisi influera fortement sur le comportement : une monte orientée circuit (pneus tendres) donnera du grip mais augmentera l’usure; une monte routière conservatrice favorisera la longévité mais peut limiter la performance en virage.

Tableau comparatif technique (exemple de référence prototype vs rivales) :

Élément CFMOTO V4 SR-RR (prototype) Yamaha R1 / Kawasaki ZX-10R (référence)
Châssis Cadre coque alu, moteur porteur Aluminium périmétrique / treillis selon modèle
Suspensions Semi-actives (probable Öhlins) Suspensions semi-actives ou fully adjustable
Freinage Brembo GP4-MS, maitre-cylindre racing Brembo/Brand allié racing
Jantes Forgées Forgées ou alliage léger
Poids < 200 kg ~200-205 kg

Liste d’outils et points de contrôle pour interventions sur châssis et freinage :

  • Clés dynamométriques (respecter le couple de serrage indiqué par le constructeur).
  • Kit purge frein avec réservoir sous pression.
  • Bases de réglage de colonne de direction et pivot de bras oscillant.
  • Logiciel de paramétrage pour les suspensions semi-actives (si disponible).
  • Vérification des spécifications jantes/pneus (compatibilité tubeless).

Points de vigilance : la sophistication des composants exige un atelier équipé et des procédures de maintenance précises. L’introduction d’éléments racing sur une version de série entraîne souvent des compromis tarifaires et d’entretien. Les pilotes amateurs doivent aussi prendre en compte l’augmentation des coûts de consommables (plaquettes, pneus) sur une machine orientée performance.

Insight : le châssis et l’équipement de la SR-RR montrent une vocation claire pour la piste ; la traduction en série devra préserver cet ADN sans pénaliser excessivement la fiabilité ou l’entretien courant.

Électronique et aides à la conduite : attentes et scénarios d’intégration

L’électronique est la colonne vertébrale d’une hypersportive moderne. Pour que la CFMOTO V4 SR-RR rivalise dans la catégorie, elle devra intégrer un ensemble complet : ABS cornering, contrôle de traction multi-niveaux, launch control, shifter, gestion du frein moteur, centrale inertielle (IMU) et plusieurs modes de puissance. Ces éléments doivent fonctionner de concert pour exploiter le potentiel du V4 et des ailerons actifs.

Définition technique : CAN bus — protocole de communication électronique embarqué sur les motos modernes — impose des accessoires compatibles pour éviter les erreurs au tableau de bord. Tout accessoire non conforme au CAN peut créer des messages défaut et compromettre l’intégrité de la communication entre modules.

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Sur le prototype, la présence d’un grand TFT couleur et d’un shifter a été confirmée. Reste à préciser le fournisseur des fonctions d’assistance ; Bosch est un candidat probable pour fournir ABS et IMU. L’intégration logicielle et la qualité du calibrage détermineront la finesse des interventions : un contrôle de traction trop invasif nuit au chrono, un ABS trop permissif met en danger les trajectoires.

Scénarios d’usage :

  • Mode route : stabilité maximale, traction adoucie, assistance aux freinages urbains.
  • Mode sport : intervention traction tardive, ABS recalibré pour les freinages appuyés, ailerons en position soutien.
  • Mode circuit : permissivité maximale, launch control actif, réglages de suspensions optimisés.

Exemple concret : sur une séquence de départ arrêté en piste, le launch control couplé au shifter et à la cartographie moteur peut réduire la variabilité au départ et diminuer le temps au premier virage. Cependant, une mauvaise calibration du coup de gaz en liaison avec le système de traction peut entraîner des sorties de piste. Les essais en réel sont donc indispensables.

Limitations à considérer : l’électronique avancée augmente la complexité de maintenance et la dépendance aux mises à jour logicielles. Les pilotes qui souhaitent une machine simple et facilement reconfigurable verront un inconvénient. D’autre part, la qualité des capteurs (IMU, capteurs de vitesse, position axe) et la latence des actionneurs (aileron, suspension) sont des facteurs critiques pour la sécurité et la performance.

Liens utiles et sources techniques : la consultation du manuel d’atelier et des documents fournisseurs (ex. : pages techniques de Bosch pour IMU/ABS, documentation Akrapovič pour homologation Euro 5+) sera nécessaire pour valider l’interconnexion des modules. Voir aussi la page officielle CFMOTO pour spécifications et mises à jour : CFMOTO Global.

Insight : l’électronique devra être l’articulation fine entre mécanique et aérodynamique : sa qualité de conception et son calibrage décideront si la SR-RR devient une référence dynamique ou une promesse mal exploitée.

Performances mesurées et comportement attendu : vitesse, poids et usage piste/route

Les données techniques annoncées placent la SR-RR dans une configuration purement compétitive : vitesse de pointe supérieure à 300 km/h, poids en ordre de marche inférieur à 200 kg, et rapport poids/puissance inférieur à 1 kg/ch. Ce triple indicateur est la recette classique pour une hypersportive performante.

Comportement attendu : la combinaison d’un V4 coupleux, d’un châssis rigide et d’une électronique sophistiquée devrait offrir une neutralité en entrée de courbe, une excellente stabilité en appui et une accélération soutenue sur la sortie. Les jantes forgées et le freinage Brembo contribuent à réduire les inerties et à améliorer la précision de pilotage.

Étude de cas : la présentation au Circuit International de Chengdu Tianfu a permis d’entendre le bloc via l’échappement Akrapovič, mais sans chronos officiels. Les premières impressions sonores corroborent une mise au point orientée performance. Sur une journée piste, la machine devrait nécessiter des arrêts fréquents pour vérifier la gestion thermique et l’usure pneus si le pilote exploite pleinement les 210 ch.

Conséquences pratiques :

  1. Usure pneumatique accrue en usage circuit intensif — prévoir budget pneus plus élevé.
  2. Consommation variable : une conduite agressive augmentera notablement la consommation et la température moteur.
  3. Maintenance plus fréquente sur la transmission et le système d’échappement racing.

Comparaison avec rivales : si la SR-RR respecte ses mensurations, elle se positionnera en concurrence directe avec les meilleures sportives japonaises et italiennes. L’élément différenciant pourrait être le prix ; si CFMOTO décline la version de série avec un tarif agressif (scénarios évoqués à 17–18 000 €), la pression concurrentielle sera réelle et immédiate.

Limite d’efficacité : atteindre et maintenir plus de 300 km/h impose un travail d’aérodynamique poussé et une gestion thermique irréprochable — deux domaines où la version de série devra prouver sa tenue dans la durée.

Insight : sur le papier, la SR-RR a la carte pour rivaliser ; le test décisif sera la stabilité à haute vitesse et la constance en sessions longues — là où une machine se sépare d’un prototype séduisant et devient une référence fiable.

Compatibilité, homologation et points de sécurité à vérifier

La SR-RR doit répondre à des exigences d’homologation pour circuler sur route : émissions Euro 5+ (mentionnée pour l’échappement Akrapovič du prototype), conformité aux normes sonores et sécurité active. Le passage du prototype au modèle de série nécessitera des adaptations, notamment sur l’échappement, la cartographie moteur et les dispositifs d’éclairage.

Définition technique : jante tubeless — jante sans chambre à air, où le pneu est étanché directement contre le bord de jante — incompatible avec les jantes à rayons non obturées sans adaptation.

Points d’attention pour l’acheteur :

  • Vérifier la version homologuée et les rapports d’émissions publiés.
  • Contrôler la présence et la configuration de l’ABS cornering et des aides électroniques.
  • Confirmer les recommandations de pneumatiques et la compatibilité jante/pneu (tubeless vs tube).
  • Consulter la documentation constructeur pour les couples de serrage des éléments structuraux.

Clause sécurité : Les informations techniques de montage fournies ici sont indicatives. Tout montage affectant la sécurité active (freinage, direction, électronique embarquée) doit être vérifié ou réalisé par un technicien qualifié. Consulter toujours le manuel d’atelier du véhicule.

Braket et adaptateurs : la SR-RR comme base châssis pourrait nécessiter des braket (support de fixation intermédiaire permettant de monter un accessoire sur un point d’ancrage non prévu d’origine) pour installer certains accessoires non dédiés. Leur utilisation doit respecter la résistance et les couples spécifiés par le constructeur.

Exemple pratique : l’installation d’un système de navigation ou d’un intercom sur une sportive exige souvent des solutions spécifiques pour maintenir l’étanchéité et la compatibilité CAN bus. Une connexion électrique mal réalisée peut générer des défauts actifs sur le tableau de bord.

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Insight : la transition prototype→série fera la part belle aux compromis entre performance et conformité ; l’acheteur devra vérifier la fiche technique finale et privilégier une validation en concession pour les mises à jour logicielles et les opérations de calibration.

Pour quel profil et quel usage : recommandations pratiques selon le motard

La CFMOTO V4 SR-RR s’adresse prioritairement aux motards recherchant une machine performante pour la piste, tout en acceptant un usage routier sportif occasionnel. Il faut distinguer les profils :

Profil A — Pilote piste régulier : recherche performance et évolutivité. La SR-RR, avec ses suspensions semi-actives, freins GP4-MS et châssis rigide, sera une base idéale. Elle demandera cependant un budget entretien conséquent (pneus, plaquettes, révisions moteur) et possiblement des options racing pour optimiser la performance.

Profil B — Motard sportif route + trackdays occasionnels : si le tarif est contenu, la SR-RR peut être une option attractive. Il faudra veiller à la monture pneumatique et à la cartographie moteur pour conserver un agrément sur route.

Profil C — Motard urbain ou grand voyageur : la machine est moins adaptée; le confort, l’autonomie et la praticité paieront un tribut trop élevé. Le réservoir sous la selle réduit la capacité utile et complique la recharge d’objets. Pour ce public, des alternatives touring-sport sont préférables.

Liste d’accessoires recommandés selon l’usage :

  • Pilot piste : palettes de réglage suspension, kit réglage frein, pneus pistes adaptés.
  • Route sportive : protection mains, cartographie douce, adaptateurs pour top-case minimalistes.
  • Entretien : clés dynamométriques, kit purge frein, manuel d’atelier officiel.

Liens internes utiles : pour l’installation d’un échappement racing et les implications d’homologation, consulter le test d’échappement et le guide montage disponibles sur le site (ex. test échappement Akrapovič, guide montage suspensions).

Insight : la SR-RR vise clairement le pilote exigeant ; le choix dépendra du rapport entre budget total d’exploitation et ambitions sportives — sur circuit, ses atouts seront mis en valeur ; sur route, seules certaines versions ou réglages la rendront tolérable pour un usage quotidien.

Prix, disponibilité et impact attendu sur le marché hypersport

Le facteur prix déterminera largement l’effet de la SR-RR sur le marché. Les rumeurs et analyses convergent vers un scénario optimiste où CFMOTO pourrait positionner une version d’accès autour de 17 000–18 000 €, soit nettement sous les tarifs d’entrée de gamme actuels des sportives européennes et japonaises qui démarrent souvent aux alentours de 21 000 €. Un tarif agressif créerait un séisme psychologique et économique.

Impact concurrentiel : un prix bas combiné à des performances réelles placerait la SR-RR comme une alternative crédible, forçant les acteurs établis à revoir leurs propositions ou leurs niveaux d’équipement. Les constructeurs européens pourraient répondre par des versions allégées, des packs racing, ou des baisses temporaires de prix pour maintenir l’attractivité.

Disponibilité : selon les retours des salons et des lâchers contrôlés, une commercialisation à l’horizon 2027 semble plausible. La disponibilité par marché dépendra de l’homologation locale, des capacités logistiques et des réseaux de distribution. Un succès commercial nécessitera aussi un réseau après-vente solide pour l’entretien des éléments racing et la fourniture de pièces de rechange.

Scénarios financiers :

  1. Scénario optimiste : prix agressif, volumes élevés, montée en qualité progressive — forte pénétration de marché.
  2. Scénario prudent : prix proche des concurrents, volumes limités, série fortement optionnée — positionnement premium chez certains marchés.
  3. Scénario conservateur : difficultés d’homologation et coûts additionnels, prix supérieur aux attentes — impact réduit.

Insight : l’enjeu économique vaut autant que l’enjeu technique : une SR-RR bien tarifée et fiable pourrait rebattre les cartes du segment hypersport, mais la concrétisation dépendra d’une exécution industrielle sans faille.

Ce qu’il faut retenir avant de passer à la caisse

La CFMOTO V4 SR-RR présente un package cohérent pour un pilote tourné vers la performance : V4 997 cm³ contrarotatif, aileron actif, châssis aluminium coque et équipement racing. Ces éléments indiquent une réelle intention de rivaliser avec les meilleures hypersportives. En parallèle, la version de série devra prouver la fiabilité de l’électronique, la durabilité des mécanismes actifs et la tenue dans la durée des composants racing.

Recommandation selon le profil : pour un pilote piste régulier, la SR-RR mérite une attention prioritaire si le prix et la maintenance sont acceptables. Pour un motard route exigeant mais occasionnellement sur circuit, privilégier une version bien équilibrée avec des réglages route-friendly. Pour un usage urbain ou voyage longue distance, d’autres catégories restent plus adaptées.

Pour suivre les mises à jour officielles et les fiches techniques finales, consulter les ressources constructeurs et les manuels d’homologation : CFMOTO Global, documentation Akrapovič pour l’échappement, et pages fournisseurs électroniques (Bosch). Une visite en concession pour validation des options et des packs d’entretien est conseillée avant tout engagement financier.

Phrase clé : la SR-RR est une promesse ambitieuse — son succès dépendra autant de la qualité d’exécution en série que du prix proposé ; pour les pilotes prêts à investir dans la performance, elle peut devenir une option très sérieuse.

La CFMOTO V4 SR-RR sera-t-elle homologuée Euro 5 pour la route ?

Le prototype présente un échappement Akrapovič compatible Euro 5+. La version de série devra obtenir les certificats d’homologation locaux ; il est recommandé de vérifier la fiche constructeur au moment de l’achat.

Les ailerons actifs nécessitent-ils un entretien spécial ?

Oui. Les actionneurs et capteurs des ailerons actifs demandent des vérifications régulières et une protection contre les projections. L’entretien doit suivre les préconisations constructeur et être réalisé par un technicien qualifié.

La SR-RR convient-elle à un usage quotidien ?

Elle peut l’être pour un motard acceptant un comportement sportif et des concessions sur l’autonomie et le confort. Pour un usage urbain intensif ou pour voyager, des modèles plus orientés confort sont préférables.

Peut-on installer facilement des accessoires non d’origine (GPS, intercom) ?

L’installation est possible mais doit respecter le CAN bus et la compatibilité électrique. Faire contrôler le branchement par un atelier agréé pour éviter des défauts électroniques.

Quel profil de pilote devrait attendre la SR-RR ?

Prioritairement le pilote piste régulier et le motard sportif route qui accepte des frais d’exploitation supérieurs ; les voyageurs et urbains gagneront à regarder d’autres options.

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